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Cake day: March 4th, 2025

Basée sur une enquête réalisée auprès de 283 travailleurs migrants dans 14 régions administratives, la recherche publiée récemment dans la Revue canadienne de santé publique avance que l’insécurité alimentaire est trois fois plus présente parmi les travailleurs agricoles temporaires (66,4 %) qu’au sein de la population québécoise (19,8 %).

Chez les travailleurs temporaires de la transformation alimentaire, cette proportion est deux fois plus élevée (41,9 %) que la moyenne.

  • Magic Tofu

    Per pound or 454g of extra-firm tofu:

    • Break the tofu block apart by hands in a bowl, make pieces of 2cm/1’’ large
    • Add 1 table spoon of preferred oil (nut, vegetable oils)
    • Add 1 table spoon of cider vinegar
    • Add 1 table spoon of soy sauce
    • Add 1 table spoon of sugar (best source are honey, agave or maple syrup)
    • (Optional) Add 1-2 table spoons of preferred spicy sauce (I use sambal oelek or thai red curry paste)
    • Mix
    • Add 30 g of nutritional yeast
    • Mix
    • (Optional) Add more nutritional yeast for flavor (another 15 g should do), mix again
    • Put on a baking tray, preferably with a parchment baking sheet to cover it, and spread the tofu apart
    • Bake for 25 minutes at 375°F or 190°C in the oven

    Enjoy on everything! I add it on top of pizzas, in wraps, in a plate with vegetables and rice…

“Au Québec, en 2026, le fait d’avoir un emploi, ça ne garantit pas nécessairement qu’on va pouvoir se nourrir jour après jour. Le coût de la vie a un impact majeur”, estime le directeur général des BAQ, Alexandre Lebel.

La donnée est frappante : près d’un travailleur sur quatre (23,4 %) vit de l’insécurité alimentaire, par rapport à un sur cinq (20,6 %) l’an dernier. Selon les BAQ, il s’agit de “la plus forte hausse enregistrée par le réseau”.

Je veux lancer une discussion sur un phénomène et comment endiguer le réflexe de ses collègues, ses proches et d’autres personnes avec qui on interagit au quotididien d’utiliser un GML (robot conversationnel comme Claude, Gemini, ChatGPT, etc.) pour répondre à des questions.

Parfois, quand je pose une question à un proche ou à un collègue, sa manière de répondre consiste à me copier-coller le texte ou l’image de la réponse d’un GML. Je n’ai pas besoin de la réponse d’un GML: je suis capable d’utiliser l’outil et je ne considère pas que la capacité d’écrire une commande (prompt) requière un grand degré d’habileté, à moins de travailler dans un domaine ou un contexte très précis.

Bref, je cherche un moyen courtois et sympathique de dire, en d’autres mots, “utilise ton cerveau, tes connaissances pour me répondre”. Si tu n’as pas la réponse, tant pis, répond moi “je ne sais pas”, “je n’ai pas le temps”, “ça ne m’intéresse pas” ou encore “ça prendrait plus de recherches”.

Vivez-vous ce phénomène dans votre vie et si oui, comment le gérez-vous? J’essaie de ne pas être trop dur avec la personne qui me répond avec un copier-coller d’un GML, parce que je suis déjà le genre de personne à recommander constamment Linux, des alternatives au GAFAM, de questionner la surconsommation ou des choix individuels qui sont, selon moi, un réflexe conditionné plutôt que l’expression d’une démarche personnelle intègre et pleinement consciente.

Avez-vous trouvé un moyen facile et sympathique d’arriver au résultat qu’on ne vous réponde pas ainsi (copier-coller d’un GML)? Vous êtes-vous résigné.es à cette réalité?

Réagissant à une boutade d’Elon Musk se mêlant des affaires québécoises et canadiennes, le premier ministre Carney déclarait que « les priorités des Québécois sont […] de rendre le Canada plus indépendant, plus souverain, d’autres pays et d’autres grandes puissances des technologies ». Mais pour agir dans le sens de telles priorités, le gouvernement fédéral devra délaisser sa posture de capitulation face aux géants du numérique et coopérer avec les provinces pour assurer le respect de nos lois dans les espaces numériques.

Dans son livre publié cette semaine, Alain Saulnier explique qu’il n’y a « pas de souveraineté sans souveraineté numérique ». Qu’elle soit complète (comme celle préconisée par le gouvernement nouvellement élu à Québec) ou partagée entre deux ordres de gouvernement (comme dans le cadre fédéral canadien), la souveraineté doit être assurée en renforçant la coopération entre les partenaires partageant des objectifs communs.

En plus de vouloir doubler le tarif d’électricité des centres de données, Hydro-Québec propose une formule inédite qui permettrait aux entreprises de cette industrie de payer encore plus cher, sur une base volontaire. Le gouvernement du Québec en tiendrait compte dans sa sélection des projets qui obtiendront les précieux mégawatts. Des industriels et des experts y voient une approche « au plus riche la poche ».

La société d’État veut que ce tarif [doublé] soit un prix plancher et que les centres de données puissent offrir de payer encore plus cher. Elle appelle ça une “clause de majoration”.

Choisi par Mark Carney pour devenir le tout premier ministre canadien de l’IA, Evan Solomon a raconté avoir personnellement choisi un entrepreneur de l’Alberta pour participer à un groupe consultatif sur l’IA, l’an dernier. « Personne ne fait mieux ça que Cam [Linke] », s’est-il remémoré dans une conférence de presse en septembre.

Son organisation, l’Alberta Machine Intelligence Institute (AMII), a reçu 13 millions de dollars du fédéral pour créer trois formations en ligne visant à démystifier l’usage de l’IA. Un premier volet destiné aux étudiants a été mis en ligne le 21 septembre.

« Un institut de recherche en IA qui fait explicitement la promotion de l’adoption étendue de l’IA dans l’ensemble de la société, ça ne correspond pas véritablement à une position neutre ou impartiale. » [mentionne] Mélina Poulin, doctorante à l’INRS

Dans la frénésie de publication déclenchée par cette triste histoire [sur les accusations à l’endroit de Thélyson Orélien], le fait que nous remplacions un geste humain par une production machinique ne semble pas inquiéter grand monde. C’est tout juste si l’on n’applaudit pas la procédure : elle permettrait même de donner une voix à qui ne peut ou ne sait écrire.

Or, la littérature est le lieu d’expression de nos peurs et de nos fantasmes, elle est la nuit de notre psyché individuelle et sociale. Confier la création de nos imaginaires symboliques et culturels, de même que leur exploration, à une machine, voilà qui est tout sauf banal. La regrettée Annie Le Brun le soulevait déjà : il s’agit d’une colonisation et d’une dépossession de notre rapport sensible au monde, inédite et catastrophique. Nous semblons avoir oublié que le langage nous constitue, et nous l’abandonnons aux machines.

Ça exprime assez bien ma vision de la chose, nous (lire ici, la majorité de la population et les autorités gouvernementales qui ne font rien pour entraver cette mouvance) sommes en train de déléguer le projet de notre intellect collectif à la machine. Nous sommes en train d’oublier que ce qui constitue un bien commun, ici la culture et le language, l’est devenu par les échanges continus, par l’interprétation et la réinterprétation faites par des humains des écrits, de la musique, des arts visuels, etc. Déléguer cette tâche aux machines revient à déterminer indirectement que c’est aux entreprises détentrices des GML que revient ce pouvoir.

À terme, nous serons dépossédé.es de notre culture. Nous ne serons plus des personnes qui baignent dans un tissu culturel qui lui évolue au gré des actions humaines, mais qui sera plutôt déterminé par une force hégémonique que quelques personnes peuvent ajuster pour leurs propres desseins. Selon moi, la culture a toujours été une force qui offre une chance à ceux et celles, ces personnes qui n’avaient pas le pouvoir ou la position sociale pour déterminer pleinement leur vie, de s’exprimer et de quand même vivre une expérience humaine riche de sens. Si nous continuons dans cette lancée, nous allons tous vivre dans une forme de sollipsisme culturel, coupé.e des autres, et pris.es dans une hallucination individuelle du monde, déjà imprécise dû à l’interprétation idiosyncratique de nos organes sensoriels et déphasée par l’utilisation du langage, et qui sera maintenant alimentée par une machine qui, elle, nous servira sa vérité.

“Le nouveau Conseil national sur l’intelligence artificielle informera et conseillera le gouvernement sur la manière la plus efficace de déployer l’IA au Canada, notamment la façon de gérer les risques, de saisir les occasions et de veiller à ce que l’IA serve à améliorer la vie de l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens”, a déclaré M. Carney, cité dans le communiqué.

L’expert en éthique de l’IA, [Frédérick Plamondon, professeur au département de management de l’UQAM], déplore en revanche que certains profils soient trop représentés au sein du Conseil. Il pointe notamment le secteur plus industriel de l’IA, dont le capital de risque, qui est amplement représenté parmi les membres.

Éco Entreprises Québec a payé 262 millions de dollars aux centres de tri de la province en 2025, a appris Radio-Canada. Pourtant, un an plus tôt, les municipalités leur avaient versé 98,6 millions de dollars afin d’effectuer les mêmes tâches pour sensiblement les mêmes quantités. […] L’ancien cadre d’Éco Entreprises Québec à qui nous avons parlé estime que la valeur de ces contrats est beaucoup trop élevée. Selon lui, l’organisme s’est empressé de signer des ententes parce qu’il redoutait une rupture de service dans la collecte sélective en janvier 2025.