Réagissant à une boutade d’Elon Musk se mêlant des affaires québécoises et canadiennes, le premier ministre Carney déclarait que « les priorités des Québécois sont […] de rendre le Canada plus indépendant, plus souverain, d’autres pays et d’autres grandes puissances des technologies ». Mais pour agir dans le sens de telles priorités, le gouvernement fédéral devra délaisser sa posture de capitulation face aux géants du numérique et coopérer avec les provinces pour assurer le respect de nos lois dans les espaces numériques.
Dans son livre publié cette semaine, Alain Saulnier explique qu’il n’y a « pas de souveraineté sans souveraineté numérique ». Qu’elle soit complète (comme celle préconisée par le gouvernement nouvellement élu à Québec) ou partagée entre deux ordres de gouvernement (comme dans le cadre fédéral canadien), la souveraineté doit être assurée en renforçant la coopération entre les partenaires partageant des objectifs communs.

